Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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En ce moment, Napoléon n'avait guère le loisir de s'occuper de la Russie; par la force des circonstances, il était tout à l'Autriche. Marié de la veille, il se devait à sa jeune femme; il l'entourait de soins assidus, l'enveloppait d'une sollicitude attentive et protectrice, lui témoignait une affection qui semblait payée de retour, et mettait même une sorte de coquetterie à faire savoir en Autriche que les choses se passaient parfaitement bien dans le ménage impérial, que Marie-Louise était heureuse. «Elle remplit toutes mes espérances, écrivait-il à son beau-père; depuis deux jours, je n'ai cessé de lui donner et d'en recevoir des preuves des tendres sentiments qui nous unissent. Nous nous convenons parfaitement.» Et il remerciait Sa Majesté Apostolique «du beau présent qu'Elle lui avait fait». Sur quoi, l'empereur François, ému jusqu'aux larmes, ne savait comment témoigner sa félicité, donnait à lire autour de lui les lettres que lui avaient adressées les nouveaux époux, et c'était à chaque expression saillante un attendrissement général: «Cette phrase «Nous nous convenons parfaitement», mandait de Vienne notre ambassadeur, a eu le plus grand succès, de même que deux lettres de S. M. l'Impératrice écrites en allemand, où elle dit entre autres: «Je suis aussi heureuse qu'il est possible de l'être; ce que mon père m'avait dit souvent s'est vérifié: je trouve l'empereur Napoléon extrêmement aimable.» En me communiquant ces détails, le prince de Metternich pleurait de joie, et il s'est jeté à mon col pour m'embrasser. Le contentement de cette cour est à son comble, depuis qu'on sait que les deux augustes époux se sont vus et se sont inspiré mutuellement de l'affection et de la confiance. Pour célébrer cette heureuse nouvelle, il y aura demain à la cour cercle et concert, la saison ne permettant pas d'autres divertissements 455.»