Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Pour cette époque, il jugeait de toute nécessité que la Russie eût rassemblé ses idées et dressé ses plans sur la conduite à suivre en Pologne, qu'elle tînt en réserve une solution toute prête pour l'opposer à celle que Napoléon essayerait de faire prévaloir. C'était là le but à atteindre; quant aux voies propres à y conduire, elles restaient à trouver. Alexandre réfléchirait, aviserait; il invitait Czartoryski à en faire autant, à se mettre en quête «d'un fil qui conduirait au but». Finalement, on se sépara sans donner à l'entretien de conclusion, mais en se promettant d'en chercher une 451. Si les deux conversations avec le prince Adam ne devaient produire immédiatement aucune conséquence visible, elles marquent le point de départ d'une trame ourdie par le Tsar en dehors et à l'insu de son ministre, par l'intermédiaire de Czartoryski et d'autres agents, pour agir auprès des Varsoviens, pour tenter leur fidélité, les détacher subrepticement de la France et les préparer aux revirements les plus inattendus de la politique moscovite, pour se mettre en mesure d'enlever et de détruire le grand-duché avec la complicité de ses habitants, de traverser ainsi les projets prêtés à Napoléon et d'organiser contre lui, en Pologne même, une guerre préventive.