Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Plus tard, Czartoryski avait été élevé à des fonctions actives et éminentes, adjoint au ministère des affaires étrangères, puis chargé seul de ce département, en 1804 et 1805. Il avait alors présenté en vain divers projets de restauration, tous compatibles avec le maintien ou l'accroissement de la puissance russe. En 1805, il avait obtenu presque une promesse, aussitôt rétractée, et peu à peu le déroulement des circonstances, l'enchaînement des fatalités, avaient amené Alexandre à considérer toute renaissance de la Pologne, sous une forme quelconque, comme le péril le plus grave qui pût menacer la sécurité et l'unité de l'empire. Toujours doux et humain aux personnes, sévissant à regret, il était devenu rigoureux sur le principe, inflexible, et c'est ainsi que nous l'avons vu s'acharner contre l'idée polonaise, en poursuivre toutes les manifestations, se donner pour but de l'étouffer, et se constituer «le persécuteur en chef 443» d'une nation qu'il redoutait sans lui porter une haine préconçue. En même temps, sa politique générale avait évolué à plusieurs reprises, et les oscillations de sa pensée, l'entraînant dans des voies diverses, ne lui avaient fait trouver dans aucune la sérénité et le bonheur.