Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Ce qu'il est permis de supposer, sans se trop hasarder, c'est qu'Alexandre, en accueillant d'abord la demande avec cordialité et même avec effusion, en demandant toutefois le temps de décider sa mère, en flattant Caulaincourt d'un heureux succès à l'échéance de deux ou trois semaines, avait espéré que Napoléon, sur ces premières apparences, ratifierait le traité d'emblée et de confiance, sans tenir encore l'objet de ses vœux. À cette date du 4 février où le Tsar avait enfin déguisé un refus sous forme d'ajournement à deux ans, il était très possible que l'Empereur, entre les mains duquel la convention devait se trouver depuis plusieurs jours, eût déjà donné, expédié sa signature, et ne fût plus en pouvoir de la ressaisir. Si ce cas s'était produit, la Russie aurait recueilli et tiré à elle tout le bénéfice de la double négociation: ayant su se faire payer d'avance, elle eût atteint ce merveilleux résultat de recevoir sans donner, de surprendre la ratification sans livrer la grande-duchesse 381.