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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Au lendemain de Friedland, le 15 juin, Bennigsen avait écrit au Tsar, retiré sur la frontière russe, une lettre dans laquelle il rendait compte de sa défaite et signalait l'urgence, pour arrêter la poursuite, d'entamer une négociation. En même temps, afin de faire dire ce qu'il n'osait écrire, il s'adressa au grand-duc Constantin, frère d'Alexandre, le pria de se rendre auprès du maître et de lui exposer la situation sous son véritable jour: «Demandez-lui, dit-il, s'il ne veut pas arrêter l'effusion du sang; ce n'est plus un combat, mais une véritable boucherie.» Le grand-duc ayant répondu qu'il transmettrait fidèlement ces expressions et n'irait pas au delà: «Dites-lui tout ce que vous voudrez, reprit Bennigsen, pourvu que je puisse faire arrêter le carnage 66.» C'était reconnaître l'impossibilité de prolonger la lutte et s'avouer hors de combat.

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