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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Avant de se livrer aux idées de paix qui le hantaient quelquefois, Alexandre Ier, par scrupule et point d'honneur, s'était décidé à tenter un dernier effort. Il était venu rejoindre son armée, s'était rencontré avec Frédéric-Guillaume et la reine Louise, avait cédé à leurs instances, et, le 26 avril, au village de Bartenstein, une convention nouvelle avait été passée entre la Russie et la Prusse. Les deux puissances s'associaient plus étroitement et s'engageaient à ne jamais traiter l'une sans l'autre. Avec un désintéressement chevaleresque, Alexandre s'interdisait toute prétention territoriale et reconnaissait le principe de l'intégrité ottomane; ne s'occupant que de ses alliés, il promettait à la Prusse non seulement la restitution de tout ce qu'elle avait perdu, mais «un arrondissement» avec une meilleure frontière. La confédération du Rhin serait dissoute, l'Allemagne soustraite à notre influence et constituée dans une forme nouvelle, sous la direction de la Prusse et de l'Autriche. L'Italie serait remaniée d'accord avec les cours de Londres et de Vienne, celle-ci devant recouvrer dans tous les cas le Tyrol et la ligne du Mincio; il s'agissait d'effacer de l'histoire non seulement les conséquences d'Iéna, mais celles d'Ulm et d'Austerlitz 64.

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