Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Cette grave communication trouva la cour de Vienne sous l'impression des derniers événements militaires. Les bulletins russes en avaient singulièrement altéré l'aspect; d'affaires honorables, ils avaient fait des succès marqués; à propos de Pultusk, ils avaient entonné un chant de triomphe, et ces nouvelles inattendues avaient provoqué à Vienne une explosion de joie et d'ardeur belliqueuse. Le parti de la guerre relevait la tête, montrait Napoléon presque vaincu et l'occasion favorable pour déterminer sa défaite; l'empereur paraissait moins timide, l'archiduc Charles semblait ébranlé; Pozzo reprenait espoir et renouvelait ses efforts. Néanmoins, le cabinet ne cédait pas encore à l'entraînement, il éprouvait seulement avec plus de force la tentation de s'y livrer. Avec cette tendance, il devait plus que jamais éviter de se lier avec nous, sans cesser de nous ménager, et réserver ses déterminations. Il répondit à nos offres nouvelles en style de chancellerie. M. de Stadion rédigea une note ambiguë, embarrassée, où la pensée se voilait sous de savantes réticences. On y démêlait pourtant une théorie à laquelle l'Autriche semblait s'être fixée sur les affaires d'Orient; en principe, elle ne voulait, ne demandait rien, et n'interviendrait que dans le cas où l'agrandissement d'autres puissances l'obligerait à réclamer des compensations et à rétablir l'équilibre; en attendant, elle refusait de produire aucune prétention et se dérobait à toute initiative 43.