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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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«Après l'analyse de ces deux lettres, faite avec soin et avec détail dans ce sens, j'ai dit à M. de Vincent que la politique de l'Empereur n'était point comme celle du cabinet de Vienne, qu'elle ne variait point suivant les circonstances; qu'elle était uniforme et constante; que la cour de Vienne, au contraire, après avoir parlé de l'alliance, en avait aussitôt éloigné l'époque en faisant naître des obstacles chimériques de la guerre qui s'est élevée entre la France et la Prusse. J'ai ajouté que l'Empereur persévérait dans les dispositions qu'il avait manifestées pour un rapprochement plus intime entre les deux empires. J'ai même été plus loin. J'ai fait remarquer à M. le baron de Vincent que les affaires de l'empire ottoman étaient le véritable nœud des difficultés actuelles, et je lui ai proposé de faire un traité éventuel dont l'objet serait, s'il y a moyen de conserver l'empire des Turcs, d'en garantir l'indépendance et l'intégrité, ou de s'entendre et de se concerter sur ce qu'il y aurait à faire de ses débris pour l'intérêt des deux puissances, si, dans une supposition contraire, il était prouvé qu'il n'est pas plus possible de le conserver dans son entier que de réparer une glace qui se serait brisée en un grand nombre de morceaux 42.»

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