Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Ainsi l'archiduc se dérobait; l'empereur avouait son impuissance, en la déplorant; le ministre paraissait bien disposé, mais se disait retenu et paralysé par des difficultés d'ordre intérieur; et Pozzo, éconduit de toutes parts, constatait avec douleur l'impossibilité présente d'entraîner l'Autriche. Devait-il en induire que cette puissance se disposait à écouter nos offres, à trahir définitivement la cause commune? Il ne lui faisait point l'injure d'un tel soupçon, et, s'il eût pénétré le mystère des propos qui s'échangeaient dans le cabinet de M. de Stadion entre ce ministre et Andréossy, il n'eût été que mieux rassuré. L'Autriche avait accueilli nos propositions comme celles de la Russie, avec une politesse évasive; elle se refusait à l'échange de la Galicie contre la Silésie, sans écarter pour l'avenir l'idée d'une alliance; donnant de bonnes paroles à Pozzo, elle en faisait porter d'autres à Napoléon par un envoyé spécial, le baron de Vincent, dirigé sur Varsovie, où l'Empereur venait d'établir son quartier général; en un mot, elle entendait ne s'engager nulle part et ne se brouiller avec personne 31.