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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Consul et empereur, Napoléon avait toujours observé avec attention les troubles du Nord, ceux de l'Orient, et le travail qui s'opérait dans ces régions. «Depuis dix ans, écrivait-il en 1806, je suis les affaires de Pologne 9.» Mais la Pologne, partagée, occupée, comprimée, sans gouvernement ni représentation propres, ne lui avait offert jusqu'alors aucune prise; il ne pouvait prétendre à agir sur elle qu'après l'avoir matériellement touchée. Il n'en était point de même pour la Turquie et les pays d'alentour. Un instant, lors de l'expédition d'Égypte, Napoléon avait choisi l'Orient pour objectif; dans les années qui suivirent, il y vit surtout un moyen de diversion et de transaction: c'était sur ce terrain qu'il espérait diviser nos ennemis, dissoudre la coalition en lui ravissant l'un de ses membres, s'attacher l'une des cours principales, quelle qu'elle fût, conquérir enfin cette grande alliance dont il avait besoin pour maîtriser le continent et vaincre l'Angleterre.

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