← Table of contents
Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

Reading edition

Dès le 28 septembre, dans une lettre à Alexandre, il indiquait l'expédition de Copenhague comme la réponse significative des Anglais aux ouvertures de la Russie: «Il me semble, ajoutait-il, qu'il nous sera facile de les chasser de tout le continent; une déclaration commune produirait cet effet 208.» Le 13 octobre, dans une longue dépêche à Savary, M. de Champagny, qui a succédé à Talleyrand au ministère des relations extérieures, détaille les engagements pris par la Russie et rappelle qu'au 1er décembre elle doit avoir fermé ses ports et commencé la guerre, «Les ports du Portugal et de la Suède, continue le ministre, devront aussi être fermés de gré ou de force. La nature des choses veut que la France se charge de fermer ceux du Portugal, et la Russie ceux de la Suède... Les deux cours devront agir de concert auprès du cabinet de Vienne pour lui faire embrasser la cause commune 209.» Cette dernière demande allait devenir promptement sans objet. Prévoyant une mise en demeure, l'Autriche aima mieux se l'épargner en prévenant nos désirs; sur de simples insinuations, elle rappela de Londres son ambassadeur. Le 7 novembre, Napoléon ordonnait à Savary de communiquer cette nouvelle à l'empereur Alexandre; elle était de nature à piquer d'honneur ce monarque et à stimuler son zèle, pour le cas où il ne se serait pas encore mis en règle. «Il serait honteux pour la Russie, disait Napoléon, après un événement qui la touche de si près, d'être restée en arrière; mais j'espère que lord Gower est déjà chassé 210.»

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings