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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Adroit, audacieux, profondément dévoué à la cause qu'il avait embrassée, Pozzo savait mettre «l'intrigue au service des principes 28»: dans sa manière de traiter, il apportait une verdeur de langage et de pensée qui pourrait avoir raison de la débilité autrichienne; il excellait à déchirer les voiles, à préciser les situations, à montrer le parti qu'elles commandaient; il ne ménageait point les vérités hardies à ceux mêmes qu'il voulait convaincre et servir; il fut souvent le confident de la coalition, il n'en fut jamais le courtisan. Avec cela, fort connu à Vienne, possédant à fond le personnel mondain et diplomatique de cette résidence, il pourrait mettre à profit ses relations cosmopolites pour concerter ses attaques avec celles des autres représentants, et paraissait mieux que quiconque à même de porter la parole au nom de l'Europe tout entière. Enfin, la haine qui stimulait son ardeur naturelle, son âpre envie de réussir, semblaient le meilleur garant de son succès: on ne crut mieux faire que de confier à l'adversaire personnel de Napoléon le soin de déterminer le mouvement tournant qui devait surprendre l'Empereur abordé de front par les Russes et mettre en péril sa fortune aventurée.

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