Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Il voulut aussi que les relations avec les différentes cours de Russie devinssent suivies et spécialement courtoises. S'il dédaigna envers les deux impératrices les procédés de séduction un peu vulgaires dont avait parlé Savary, il tint à ce que son frère Jérôme et sa nouvelle belle-sœur, la reine Catherine de Westphalie, parente de Marie Féodorovna, annonçassent leur mariage à cette princesse en termes déférents. Vis-à-vis d'Alexandre, il se réserva d'agir lui-même et d'exercer son charme fascinateur. Un échange de courtoisies s'était établi déjà entre les deux souverains: Alexandre envoyait à l'Empereur des pelisses estimées quatre-vingt mille roubles chacune et s'intitulait son fourreur; Napoléon répondait par des cadeaux de porcelaines de Sèvres, choisies sur les indications de Savary et d'après les goûts du Tsar. De plus, jugeant que des témoignages d'abandon et de confiance le mèneraient mieux à gouverner l'esprit de ce prince, en le rendant maître de son cœur, il se mit à lui écrire directement et souvent; dans ses lettres, il mêlait avec tact au langage de la politique et des affaires des assurances d'attachement, exprimait en termes sobres et pénétrants, sans protestations exagérées, son désir de voir s'affermir entre Alexandre et lui une amitié réelle, une amitié d'hommes, simple et solide, et prolongeait ainsi à distance l'intimité de Tilsit 201.