Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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L'idée plut à Napoléon; il trouva seulement que Savary avait manqué de discrétion et mis trop de monde dans la confidence: «Tout ce qui tient à la vie privée d'un souverain, lui fit-il mander par Champagny, doit être un objet sacré 187.» L'affaire étant d'État, il ne fallait pas craindre de s'en ouvrir directement à l'Empereur, et ce fut lui qui voulut se charger de la commission. Après la mercuriale ministérielle, qui sauvait le principe, il écrivit personnellement à Savary, avec une amicale brusquerie: «Je ne vous connaissais pas aussi galant que vous l'êtes devenu. Toutefois, les modes pour vos belles Russes vont vous être expédiées. Je veux me charger des frais. Vous les remettrez en disant qu'ayant ouvert, par hasard, la dépêche par laquelle vous les demandiez, j'ai voulu en faire moi-même le choix. Vous savez que je m'entends très bien en toilettes 188.»