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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Le Tsar.--L'Empereur, qui juge mieux que personne, a paru voir aussi que l'empire de Constantinople ne pouvait longtemps encore occuper une place parmi les puissances de l'Europe. Nous avons beaucoup parlé de cela, et j'avoue que si cette puissance doit s'écrouler un jour, la position de la Russie lui fait espérer d'hériter d'une partie de sa dépouille. L'Empereur a la bonté de me comprendre là-dessus, et je m'en rapporte entièrement à lui quand il croira le moment arrivé... Je compte beaucoup sur l'attachement qu'il m'a témoigné... Je ne presserai pas ce moment... 172» Et, sans insister davantage, se bornant à ce discret rappel, Alexandre revenait vite à de moins délicats sujets. Il parlait des autres puissances, de leur attitude qu'il blâmait, de leurs représentants à Pétersbourg qu'il n'épargnait pas, réservait pour la France toutes ses sympathies, pour notre envoyé toutes ses faveurs, et Savary se retirait flatté, ravi de cet accueil, enchanté de l'aimable monarque qui l'admettait à ses plus libres confidences.

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