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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Terrifié par ces menaces, travaillé par les intrigues de l'Angleterre, le Divan cède d'abord et révoque le firman de déposition; mais déjà la Russie, alléguant l'ensemble de ses griefs, a jeté une armée en Moldavie et la pousse sur Bucharest: en se saisissant des Principautés, elle tient à s'assurer un gage contre la défection définitive de la Turquie, et voit dans cette occupation une mesure conservatoire de son influence. Cependant la Turquie, façonnée de longue date à la soumission, flotte entre plusieurs partis, lorsque l'annonce de nos victoires en Prusse et de notre marche triomphante finit son indécision. Les ministres, timides ou corrompus, hésitent encore; mais le souverain et le peuple veulent des mesures de vigueur; ils l'emportent. La guerre est déclarée: Sélim envoie au quartier général français un ambassadeur chargé de négocier un traité avec Napoléon; le fanatisme religieux, la haine de l'étranger se réveillent, font passer à travers l'empire ottoman un souffle belliqueux et rapprochent pour un instant les membres épars de ce grand corps. Si les populations chrétiennes s'agitent, si les révoltés serbes s'enhardissent et attaquent Belgrade, les pachas à demi indépendants du Danube se confédèrent pour marcher contre les Russes; ceux d'Albanie et de Bosnie, naguère nos ennemis, demandent secours à notre armée de Dalmatie; des troupes régulières s'assemblent à Constantinople, l'Asie envoie ses réserves, et l'ébranlement de la Turquie répond à l'effervescence polonaise 23.

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