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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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A peine hors de la ville, Napoléon mettait son cheval au galop et prenait le train fougueux qui lui était habituel. Alexandre, adroit et gracieux à tous les exercices du corps, se maintenait à son allure; le triste Frédéric-Guillaume, cavalier moins habile, embarrassé de sa personne, «pouvait à peine suivre, ou bien heurtait et gênait sans cesse Napoléon 117». Les Prussiens en souffraient visiblement, et leur attitude douloureuse faisait contraste avec la belle humeur qui régnait dans le reste de l'état-major. Entre Français et Russes, la cordialité s'était vite établie, et si, parmi nos ennemis de la veille, quelques généraux, Platof entre autres, refusaient tout contact avec nous, les officiers attachés à la personne du Tsar imitaient et exagéraient sa conduite. Quant à son frère Constantin, il s'était mis sur un pied d'intimité avec Murat, avec le maréchal Berthier et le général de Grouchy; il leur parlait de Paris, promettait de les y aller voir, leur jurait amitié pour la vie: «Je voudrais, disait-il plus tard, qu'ils fussent bien persuadés de mon estime et de mon attachement; témoin de leur mérite et de leur valeur, j'ai été à même de les apprécier. Il est impossible de les aimer plus que moi, et je me rappellerai toute ma vie les moments agréables que j'ai passés avec eux 118.»

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