Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Toute alliance naît de haines partagées. À ce moment, Alexandre avait deux objets d'aversion: l'Angleterre, qui l'avait mal secondé, l'Autriche, qui s'était dérobée à ses instances. On assure que son premier mot à l'Empereur fut celui-ci: «Sire, je hais les Anglais autant que vous.--En ce cas, aurait répondu Napoléon, la paix est faite.» À cette profession d'animosité commune contre l'Angleterre, Napoléon donna un pendant à l'adresse de l'Autriche. Quand l'intimité fut plus complète, quand on en vint aux plus libres confidences, il témoigna le désir d'un accord à deux, exclusif, jaloux, sans alliance «collatérale», suivant le mot d'un homme d'État russe 82, et formulant sa pensée avec une brutalité crue: «J'ai souvent couché à deux, dit-il, jamais à trois.» Le tiers incommode auquel il faisait allusion, c'était l'Autriche: Alexandre trouva le mot «charmant 83».