Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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À bout de raisons, il éclata en plaintes: L'alliance, disait-il, va perdre toute son utilité; elle ne saurait en imposer désormais aux Anglais et procurer la paix générale. Alexandre demeura impassible: sur lui, les reproches glissaient comme les prévenances. À la fin, Napoléon eut recours à l'emportement; il se fâcha. Des scènes vives eurent lieu. Un jour, comme on reprenait l'éternelle question en se promenant dans le cabinet de l'Empereur, la discussion s'échauffa, et Napoléon, dans un mouvement d'impatience rageuse, jeta à terre son chapeau et le piétina. Alexandre s'arrêta aussitôt, le regarda fixement, avec un sourire, se tut quelques instants, puis, d'un ton calme: «Vous êtes violent, dit-il; moi, je suis entêté: avec moi, la colère ne gagne donc rien. Causons, raisonnons, ou je pars 559.» Et il se dirigea vers la porte. Force fut à l'Empereur de le retenir, de s'apaiser: la discussion reprit sur un ton modéré, amical même, mais n'avança point, et, cette fois encore, Alexandre ne se laissa entraîner contre l'Autriche à aucune démarche comminatoire.