Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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L'envoyé autrichien, qui se courbe dans une attitude de craintive déférence, ne présente qu'un acte de feinte soumission, accueilli par l'Empereur avec défiance; Napoléon ne veut plus juger l'Autriche à ses paroles, mais à sa conduite, et il n'a encore reçu aucun témoignage probant de ses intentions. M. de Vincent est lui-même un ennemi; notre ambassadeur à Vienne le signale comme tel et le montre comme l'affidé et la créature de Stadion, cet incorrigible adversaire 542. À Erfurt, M. de Vincent sera surtout un observateur; sa mission est de s'initier au secret des deux empereurs, de percer le mystère de leurs délibérations, et de soustraire, s'il est possible, Alexandre à l'influence de Napoléon. Déjà il a reconnu le terrain et s'est senti encouragé dans sa tâche en se découvrant, chez les Français eux-mêmes, des auxiliaires et un allié, le plus précieux de tous.