Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Quant aux principicules que l'Allemagne possédait à foison, leur médiocrité les affranchit de tout embarras: ils parurent sans se faire annoncer, sachant que leur présence ne tirerait pas à conséquence et espérant qu'un regard du maître s'abaisserait sur eux. Il en vint de tous côtés, du Nord et du Sud; ils arrivaient isolément ou par familles, et on les voit figurer pêle-mêle, à côté de colonels polonais et de comtesses allemandes, sur la liste des étrangers recherchant la grâce d'être présentés à Sa Majesté. Et chacun de ces courtisans se double d'un solliciteur: chacun a sa requête à produire, sa supplique à présenter. Qui veut une ville, qui une somme, un titre, une faveur quelconque: nul n'a entendu faire un voyage désintéressé, ni revenir les mains vides. Le duc d'Oldenbourg revendique quelques lambeaux de territoire aux dépens de la Hollande; le duc de Weimar demande Erfurt, le duc de Cobourg demande Baireuth et Culmbach, «avec un arrondissement qui le fasse joindre au duché de Cobourg». Le duc de Mecklembourg-Schwérin réclame le titre de grand-duc, celui de Mecklembourg-Strélitz désire «qu'une parfaite égalité soit observée entre sa maison et celle de Schwérin.--Le prince de la Tour-et-Taxis désire une indemnité des revenus qu'il a perdus par le nouvel arrangement des postes de l'Empire. Le duc Alexandre de Wurtemberg désire une abbaye en compensation de la perte de ses apanages 538.»