Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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«Le plan d'exécution, écrivait-il à Talleyrand, et l'expédition de l'Inde sont des choses éventuelles ou que, du moins, il est d'une bonne politique, aujourd'hui, d'établir comme telles pour l'époque de leur réalisation. Dans ma façon de voir, il n'y a aucun doute sur l'événement. L'empire ottoman sera partagé, et nous ferons une expédition dans l'Inde. Quelles que soient les suites de ces deux grandes entreprises, elles sont inévitables; mais il faut tout faire pour qu'elles ne soient pas prochaines; il faut tout faire pour que le temps nous soit donné de les faire tourner à l'avantage du continent, et en même temps, il faut tout faire pour qu'elles soient un grand objet de crainte réelle et fondée pour l'Angleterre. Le nœud de la difficulté est là tout entier. C'est sur le point imperceptible de la liaison de ces deux idées que le génie et l'esprit de l'Empereur doivent trouver la solution des difficultés actuelles. J'ai tout dit sur cet objet. Je vais reposer mon esprit et attendre avec une bien vive anxiété des nouvelles d'Erfurt. Jamais aucun nom n'a produit autant d'impression sur moi que ce nom barbare. Je n'y pense pas sans crainte et sans espérance: le sort de l'Europe et du monde, l'avenir de la puissance de la politique et peut-être de la civilisation européenne y est attache 521.»