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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Le rapprochement des dates, la concordance des documents permettent de saisir entre les confidences du ministre français et les déterminations finales de la cour ennemie une corrélation trop évidente. Les entretiens de Metternich et de Talleyrand ont eu lieu en octobre, en novembre: à la fin de ce dernier mois, Metternich retourne à Vienne, en congé temporaire. À Vienne, d'après les données recueillies à Paris, il rédige un mémoire sur l'ensemble de la situation; il conclut implicitement à la guerre, en se fondant sur deux raisons, développées l'une et l'autre dans un mémoire particulier: la première est l'insuffisance des forces que Napoléon, occupé en Espagne, pourra opposer à l'irruption des masses autrichiennes; la seconde est le changement survenu dans les dispositions d'Alexandre, changement ménagé, constaté et certifié par Talleyrand 652. Le travail de Metternich porte la date du 4 décembre; le 10, Stadion résume par écrit les avantages que lui paraît présenter l'offensive; dans les jours qui suivent, l'empereur François se rallie sans réserve à ce parti, cédant aux instances de son ministre, aux raisons de son ambassadeur, et les instructions dressées le 23 pour Metternich, qui retourne à Paris, trahissent les intentions définitivement belliqueuses de l'Autriche: «Si la guerre, y est-il dit, n'entre pas dans les calculs de Napoléon, elle doit essentiellement entrer dans les nôtres 653.» S'il est recommandé à Metternich de réitérer ses assurances pacifiques jusqu'à ce que «l'époque d'un changement ou plutôt d'un renforcement de langage lui soit indiqué de Vienne», c'est à seule fin de donner le change sur les dispositions réelles de sa cour, en attendant qu'elle ait mis la dernière main à ses armements et réuni tous ses moyens; le printemps de 1809 est l'époque choisie pour commencer une guerre résolue en principe.

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