Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Lorsque Napoléon eut vu s'éloigner les équipages russes, il revint vers Erfurt, au pas, sans parler, et on le vit s'absorber dans une méditation nuancée de tristesse 646. Vers quels horizons se portait sa pensée ardente, inquiète et profonde? Était-ce vers l'Espagne, qui l'attirait et le repoussait tout à la fois, où il sentait la nécessité d'aller en personne, où il répugnait pourtant à s'enfoncer, comme si un pressentiment l'eût engagé à se défier de cet abîme? Ou bien, se remémorant les incidents d'Erfurt, repassant l'oeuvre de la veille, se prenait-il, sans en méconnaître la valeur, à en constater l'imperfection?