Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Le 3 septembre, il convoque le Sénat et lui fait voter l'appel d'une nouvelle conscription; son langage à cette occasion se ressent des préoccupations qui assiègent encore sa pensée. Le rapport présenté par le ministre des relations extérieures pour justifier la nouvelle mesure, passant en revue l'Europe, se contentait d'une allusion aux désordres de Constantinople; dans son propre message au Sénat, l'Empereur insiste sur ces faits, comme s'il voulait attirer l'attention publique vers l'Orient, la préparer sur ce théâtre à de graves événements. Plus le grand projet s'éloigne, plus il importe que l'Europe le croie prêt à se réaliser et que l'Angleterre s'en épouvante. «L'empire de Constantinople, dit Napoléon, est en proie aux plus affreux bouleversements. Le sultan Sélim, le meilleur empereur qu'aient eu depuis longtemps les Ottomans, vient de mourir de la main de ses propres neveux. Cette catastrophe m'a été sensible 515.»