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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Caulaincourt fit observer que l'aînée seule était en âge de se marier, et encore ne répondait-il pas du consentement de la famille impériale. La différence de culte serait un obstacle, et les princesses russes changeaient difficilement de religion: on en avait eu la preuve quelques années auparavant, lorsqu'un projet d'union entre le roi de Suède et la fille aînée de Paul Ier avait échoué pour cette cause. Un haussement d'épaules fut la seule réponse à cette observation, qui parut déplaire souverainement à l'Empereur. Qu'avaient à faire avec lui les traditions, les usages? allait-on comparer son alliance à celle d'un prince quelconque? Au reste, se hâta-t-il d'ajouter, il ne pensait pas plus à une grande-duchesse qu'à aucune autre: son parti n'était pas pris, son désir était uniquement de savoir si l'on approuverait le divorce à la cour alliée, si cet acte ne choquerait point les Russes, ce qu'en pensait personnellement Alexandre. Toutefois, ses interlocuteurs crurent comprendre que sa pensée dépassait ses paroles et que la certitude d'être agréé à Pétersbourg pourrait déterminer ou avancer sa décision 619.

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