Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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À défaut de ce parti, l'impératrice mère songea à s'en procurer d'autres. On parla tour à tour d'un prince de Cobourg, d'un archiduc; enfin, on vit arriver en Russie le prince Georges de Holstein-Oldenbourg, passé récemment au service du Tsar. En lui donnant un grand gouvernement, ne pouvait-on en faire un parti sortable pour Catherine Pavlovna? Sa personne offrait peu d'agrément: «Le prince est laid, chétif, couvert de boutons, écrivait Caulaincourt: il articule avec peine 617»; en comparaison de la princesse accomplie qu'on lui destinait, «les demoiselles de Pétersbourg ne le trouvaient pas assez aimable 618». Mais l'impératrice préférait pour sa fille un tel mari et la vie de province en Russie au premier trône de l'univers, partagé avec un usurpateur. Toutefois, si établi que parût le prince dans les bonnes grâces de la vieille Tsarine et dans l'intimité de la famille impériale, le mariage resta en suspens, et lorsque l'empereur Alexandre parut à Erfurt, la main de sa sœur demeurait libre.