Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Il avait été question naguère d'un mariage entre Catherine Pavlovna et le prince royal de Bavière. Dans l'été de 1808, le prince Kourakine, ambassadeur de Russie à Vienne, dont les relations avec le cercle de l'impératrice mère et avec cette princesse elle-même n'étaient un mystère pour personne, fit prier son collègue de Bavière, M. de Rechberg, de passer chez lui; il lui montra l'instant venu pour reprendre le projet: «On s'attend à Pétersbourg, lui dit-il, que vous fassiez des démarches.» La cour de Munich, fort intriguée, chargea son représentant à Pétersbourg, M. de Bray, de voir le comte Roumiantsof et d'éclaircir l'affaire. Aux premiers mots de l'envoyé bavarois, Roumiantsof manifesta un grand étonnement: informations prises, il fit réponse que c'était l'impératrice mère, et non le cabinet, qui avait autorisé le prince Kourakine à dire «que cette alliance, qui avait paru convenable autrefois, ne le paraissait pas moins aujourd'hui». Le ministre russe se hâta d'ajouter que l'affaire n'ayant pas été plus activement poussée à l'époque des premiers pourparlers, «il ne voyait pas de raison pour la renouer actuellement, et qu'il fallait regarder tout cela comme non avenu 616». La cour de Bavière se le tint pour dit, et s'enferma aussitôt dans une réserve absolue.