Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Après avoir préparé les esprits, mis l'attention en éveil, fait parler le public, Fouché avait risqué une démarche décisive. Il avait osé écrire à l'Impératrice, lui insinuant de prendre l'initiative d'une rupture et de s'immoler: c'était le moyen pour elle, disait-il, de s'acquérir à jamais des droits à la reconnaissance de l'Empereur, et d'obtenir, après le divorce, une compensation brillante. Joséphine, tout en pleurs, était allée trouver l'Empereur, non pour lui porter son sacrifice, mais pour demander une explication. Napoléon, pris au dépourvu, n'avait osé saisir cette occasion de parler et de rompre: il avait reculé, avait consolé et rassuré Joséphine, promettant qu'il ferait taire Fouché et le congédierait au besoin; en effet, il avait durement réprimandé le ministre, puis était parti lui-même pour l'Italie, laissant tout en suspens 610.