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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Alexandre avait deux sœurs non mariées. La cadette, la grande-duchesse Anne, était une enfant de quatorze ans. La cour et le monde la connaissaient à peine; frêle et timide, on la voyait parfois, aux côtés de l'impératrice mère, apparaître et passer: Joseph de Maistre la peint d'un mot: «Une colombe 605.» Pour parler de sa sœur aînée, il retrouve le ton galant et maniéré d'un courtisan de l'autre siècle: «Si j'étais peintre, écrit-il au chevalier de Rossi, je vous enverrais un de ses yeux; vous verriez combien la bonne nature y a enfermé d'esprit et de bonté 606.» Et il semblait que tout Pétersbourg partageât pour Catherine Pavlovna cette admiration enthousiaste. On échappait difficilement au charme de son regard, à l'attrait de sa jeunesse épanouie: en même temps on vantait en elle un cœur «digne de son rang 607», un caractère décidé, impérieux même, une fermeté d'âme au-dessus de son âge; elle semblait née pour plaire et régner, et dans sa personne, comme dans son nom, les Russes aimaient à retrouver le souvenir de leur grande Catherine.

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