Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Un jour, Paris avait appris que la tragédienne à la mode, celle dont le talent et la beauté faisaient fureur, dont on citait les aventures, la célèbre mademoiselle Georges, avait disparu. On sut bientôt qu'elle était partie pour Pétersbourg, à la poursuite d'un jeune officier russe auquel elle s'était attachée et qui, disait-on, lui avait promis de l'épouser; en même temps qu'elle était parti Duport, danseur de l'Opéra, qui devait la rejoindre à Pétersbourg. Napoléon eût pu réclamer les fugitifs; il s'en garda et laissa à la Russie ce qu'elle nous avait pris. «Plusieurs artistes, écrivait-il à Caulaincourt par billet spécial, se sont sauvés de Paris pour se réfugier en Russie. Mon intention est que vous ignoriez cette mauvaise conduite. Ce n'est pas de danseuses et d'actrices que nous manquerons à Paris 588.» L'ambassadeur se conforma scrupuleusement à cet ordre: «La France, dit-il au Tsar, est assez peuplée pour ne pas courir après les déserteurs 589.»