Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
Reading edition
Alexandre suivait ces spectacles avec bonne grâce et témoignait d'y prendre intérêt: il savait varier ses éloges et rendre à chaque arme, à chaque corps, un hommage approprié. Parmi ses compagnons, le plus heureux sans contredit était le grand-duc Constantin. Toujours attentif aux détails, il retenait les numéros des régiments, relevait les moindres différences dans l'uniforme, l'allure, les mouvements de la troupe; il s'extasiait en connaisseur; les imperfections ne lui échappaient pas. Il revenait sans cesse «sur la discipline et la bonne tenue du 17e d'infanterie de ligne et du 6e de cuirassiers, sur la beauté du 8e de hussards, sur le peu d'instruction du 1er de hussards, sur la magnificence et l'air militaire des bataillons de la garde». Quand il fut rentré à Pétersbourg, son premier soin fut d'assembler les officiers de la garde à cheval et des houlans et de leur raconter ses impressions: «Les éloges n'ont pas tari sur tout, excepté sur le er de hussards.» En souvenir d'Erfurt, il rapportait toute une collection d'airs militaires français, et à la première parade dont il eut le commandement, par son ordre, tandis que les trompettes des chevaliers gardes sonnaient nos fanfares, les musiques de vingt-deux bataillons attaquèrent avec ensemble la marche française intitulée: «le Vivat du couronnement 582.»