← Table of contents
Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

Reading edition

En ce temps, il fallait aller vite en toutes choses. Napoléon ne donnant à ses hôtes qu'une soirée, on avait voulu accumuler en cet espace de quelques heures tous les plaisirs à l'usage ordinaire des cours: il devait y avoir dîner, concert, théâtre et bal. Le temps manqua pour réaliser ce programme: il fallut passer le concert. Au dîner, la table des souverains, dressée en forme de fer à cheval, comptait seize couverts, le moindre convive ayant rang de prince. Pendant le repas, Napoléon causa beaucoup: il fit admirer l'étendue de son savoir, en discutant avec le prince primat quelques particularités de l'ancienne constitution germanique, et comme on s'étonnait d'une érudition aussi précise, il rappela que jadis, en France, les loisirs de la vie de garnison lui avaient permis de lire beaucoup et d'étudier; ce fut alors qu'il commença l'une de ses phrases par ces mots: «Quand j'étais lieutenant d'artillerie...» À l'instant où il évoquait ce souvenir, il avait à sa droite l'empereur de toutes les Russies, puis les souverains de Westphalie et de Wurtemberg, à sa gauche la duchesse de Weimar, les rois de Bavière et de Saxe; il était servi par ses pages, et derrière lui, debout contre la muraille, des seigneurs haut titrés, portant les plus beaux noms d'Allemagne, remplissaient les fonctions de la domesticité féodale 570.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings