Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
Reading edition
Le 6 octobre, Napoléon et Alexandre sortaient d'Erfurt en voiture. À la limite des États de Weimar, ils furent reçus par le duc, suivi de son grand veneur, de quatre maîtres des forêts, d'un cortège de gardes et de piqueurs. Une grande partie de chasse devait ouvrir les fêtes et former le divertissement de la première journée. L'équipage s'enfonça dans la forêt de l'Ettersberg; au lieu d'y trouver le calme et la solitude, il y rencontra le mouvement et la foule. Citadins d'Erfurt et de Weimar, villageois en costume national, curieux accourus de dix lieues à la ronde, remplissaient les avenues; on vendait des vivres, des rafraîchissements: des tribunes s'élevaient pour les spectateurs privilégiés. Un soleil splendide, illuminant la forêt, relevait la couleur pittoresque de ces scènes, et le tout offrait, suivant une relation allemande, «l'aspect d'une joyeuse fête populaire 568».