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Mes cahiers rouges au temps de la Commune

Note 61 — UN PEU DE VÉRITÉ SUR LA MORT DES OTAGES

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Un de nos amis a connu à Londres l’un des hommes du peloton, Jouannin, mort, lui aussi. Jouannin, qui avait vingt ans en 1871, servit, pendant les deux mois de la Commune comme cuisinier à l’office du Palais de la Légion d’honneur. La défaite arrivée, il avait pris le fusil. Il passait place Voltaire quand le peloton se dirigeait vers la Roquette. Il se mêla aux hommes, et les suivit jusqu’au mur. Jouannin mourut il y a une dizaine d’années, à Moulins, sa ville natale. Sa famille lui fit faire des obsèques religieuses. A Londres—m’écrivait, peu de temps avant sa mort, Hector France—j’ai connu Jouannin, qu’on appelait, ironiquement, l’assassin.

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