Note 8 — LIVRE PREMIER (continued 2)
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Note 8: (retour) Voici les deux messages que l'empereur adressait, le même jour, 12 pluviôse an XIII (1er février 1805) au Sénat conservateur: «Sénateurs, nous avons nommé grand amiral de l'Empire notre beau-frère, le maréchal Murat. Nous avons voulu reconnaître, non seulement les services qu'il a rendus à la patrie et l'attachement particulier qu'il a montré à notre personne dans toutes les circonstances de sa vie, mais rendre aussi ce qui est dû à l'éclat et à la dignité de notre couronne, en élevant au rang de prince une personne qui nous est de si près attachée par les liens du sang.--Sénateurs, nous avons nommé notre beau-fils, Eugène Beauharnais, archichancelier d'État de l'Empire. De tous les actes de notre pouvoir, il n'en est aucun qui soit plus doux à notre coeur. Élevé par nos soins et sous nos yeux, depuis son enfance, il s'est rendu digne d'imiter, et, avec l'aide de Dieu, de surpasser, un jour, les exemples et les leçons que nous lui avons donnés. Quoique jeune encore, nous le considérons, dès aujourd'hui, par l'expérience que nous en avois faite dans les plus grandes circonstances, comme un des soutiens de notre trône et un des plus habiles défenseurs de la patrie. Au milieu des sollicitudes et des amertumes du haut rang où nous sommes placé, notre coeur a eu besoin de trouver des affections douces dans la tendresse et la consolante amitié de cet enfant de notre adoption; consolation nécessaire sans doute à tous les hommes, mais plus éminemment à nous, dont tous les instants sont dévoués aux affaires des peuples. Notre bénédiction paternelle accompagnera ce jeune prince dans toute sa carrière, et, secondé par la Providence, il sera un jour digne de l'approbation de la postérité.» (P. R.)