Note 405 — TABLE DES MATIÈRES
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Note 405: Pierre-Clément Bérard. Pendant les Cent-Jours, il s'était enrôlé, à dix-sept ans, dans le corps des volontaires royaux de l'École de droit de Paris, et il avait accompagné à Gand le roi Louis XVIII. En 1831 et 1832, il fit paraître un petit pamphlet hebdomadaire, les Cancans, dont le titre variait chaque semaine: Cancans parisiens, Cancans accusateurs, Cancans courtisans, Cancans inflexibles, Cancans saisis, Cancans prisonniers, etc. Chaque numéro se terminait par une chanson. C'était comme une résurrection, après 1830, des Actes des Apôtres, de Rivarol, de Champcenetz et de leurs amis. Même violence, et aussi même vaillance et même verve. Seulement, les Cancans étaient rédigés, non par une société d'hommes d'esprit, mais par M. Bérard tout seul: il avait, il est vrai, de l'esprit comme quatre, et même comme quarante. Saisies et procès pleuvaient naturellement sur les Cancans et sur leur auteur, qui se vit à la fin condamné à quatorze ans de prison et à treize mille francs d'amende. Heureusement, il trouva le moyen de s'évader et de gagner la Hollande, échangeant la prison pour l'exil. En 1833, il publia Mon Voyage à Prague, puis se rendit à Rome, où des légitimistes venaient de fonder une banque, dont il devint un des employés. Il ne devait plus quitter la ville éternelle, où il est mort, il y a peu d'années, royaliste impénitent, ainsi qu'il convenait à l'auteur des Cancans fidèles. Ses Souvenirs sur Sainte-Pélagie en 1832 ont paru en 1886.[Retour au Texte Principal]