Note 260 — XII
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Note 260: L'abbé Carron (Guy-Toussaint-Joseph), né à Rennes le 25 février 1760. Réfugié en Angleterre après le 10 Août, il fonda à Somers-Town, près Londres, plusieurs établissements charitables, et notamment deux maisons d'éducation destinées à recevoir les enfants des émigrés pauvres. A la première Restauration il fut invité par Louis XVIII à revenir à Paris, amenant avec lui ses élèves et les dames qui s'étaient consacrées, sous sa direction, à cette œuvre de dévouement. L'Institut des nobles orphelines -- tel fut alors le titre que prit l'établissement de l'abbé Carron -- fut installé rue du faubourg Saint-Jacques, au nº 12 de l'impasse des Feuillantines. Le retour de l'île d'Elbe obligea le saint prêtre à reprendre le chemin de l'exil; il se trouvait, en effet, compris dans l'un des nombreux décrets de proscription que Napoléon avait lancés de Lyon. Il ne revint en France que le 8 novembre 1815. En 1816, la duchesse d'Angoulême consentit à ce que son établissement prit le nom d'Institut royal de Marie-Thérèse. C'est dans cette maison qu'il mourut le 15 mars 1821. Il avait écrit un nombre considérable d'ouvrages, dont les principaux sont: les Confesseurs de la foi dans l'Église gallicane à la fin du XVIIIe siècle, et les Vies des Justes dans les différentes conditions de la vie. Ce dernier recueil, qui ne forme pas moins de huit volumes, se divise en plusieurs séries: Vies des Justes dans l'état du mariage; -- dans l'étude des lois ou dans la Magistrature; -- dans la profession des armes; -- dans l'épiscopat et le sacerdoce; -- parmi les filles chrétiennes; -- dans les conditions ordinaires de la société; -- dans les plus humbles conditions de la société; -- dans les plus hauts rangs de la société. C'est dans cette dernière série que se trouve la vie de Mme de Farcy. -- Voir la Vie de l'abbé Carron, par un Bénédictin de la congrégation de France, un volume in-8, 1866.(retour)