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Les Troubadours

BIBLIOGRAPHIE ET NOTES

Reading edition

BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE

1. Dictionnaires.—F. Raynouard, Lexique roman, 6 vol. Paris, 1838-1844.

E. Levy, Provenzalisches Supplement-Wœrterbuch, Leipzig, 1894 et années suivantes. Ce complément magistral de l'œuvre de Raynouard comprendra environ six volumes grand in-8; cinq ont déjà paru ainsi que le premier fascicule du tome VI (jusqu'au mot Past).

Pour paraître à la fin de 1908: Emil Levy, Petit dictionnaire provençal-français, Heidelberg, G. Winter.

J.-B.-B. Roquefort, Glossaire de la langue romane, 3 vol. Paris, 1808-1820.

[De Rochegude] Essai d'un glossaire occitanien pour servir à l'intelligence des poésies des troubadours. Toulouse, 1819.

2. Grammaires.—Raynouard, Grammaire de la langue romane (Tome I du Choix) Cf. Résumé de la grammaire romane (Tome I du Lexique).

F. Diez, Grammaire des langues romanes, traduction Gaston Paris, A. Brachet, Morel-Fatio, Paris, 1873-1876, 3 vol.

W. Meyer-Lübke, Grammaire des langues romanes, traduction Rabiet et Doutrepont, 4 vol. Paris, 1889-1905.

C.-H. Grandgent, An outline of the Phonology and Morphology of old provençal. Boston, 1905. (Ne contient que la phonétique et la morphologie; pour la syntaxe se reporter à Diez ou à Meyer-Lübke.)

H. Suchier, Die französische und provenzalische Sprache, dans Grœber, Grundriss der romanischen Philologie, 3 vol. Strasbourg, 1888-1902. La partie traitée par H. Suchier a été traduite en français sous le titre suivant: H. Suchier, Le français et le provençal, trad. par Ph. Monet, Paris, 1891. D'autre part une nouvelle édition du tome I du Grundiss de Grœber vient de paraître (1906).

Voir aussi l'excellente introduction grammaticale au Manualetto provenzale, de M. Crescini, et les précis plus sommaires des Chrestomathies provençales de Bartsch (le tableau des formes a été supprimé dans la dernière édition donnée par Koschwitz) et de M. C. Appel.

Enfin citons en dernier lieu un autre excellent manuel: l'Altprovenzalisches Elementarbuch, par O. Schultz-Gora, Heidelberg, 1906.

3. Textes.—A. Collections.—Le Parnasse occitanien, ou Choix de poésies originales des Troubadours [par de Rochegude], Toulouse, 1819.

F. Raynouard, Choix des poésies originales des Troubadours, 6 vol. Paris, 1816-1821.

C.-A.-F. Mahn, Die Werke der Troubadours, 4 vol. Berlin, 1846-1853.

Id., Gedichte der Troubadours, 4 vol. Berlin, 1856-1873.

B. Chrestomathies.—K. Bartsch, Chrestomathie provençale, 6e édition (publiée par Koschwitz), 1904. Nos citations sont faites d'après la 4e édition.

C. Appel, Provenzalische Chrestomathie, 3e édition, 1907. Nos citations sont faites d'après la première édition.

V. Crescini, Manualetto provenzale, 2e édition, 1905.

C. Éditions.—Il existe des éditions complètes de plusieurs troubadours. Nous nous contentons d'énumérer les plus importantes.

Poésies de Guillaume IX, par A. Jeanroy, Paris-Toulouse, 1905.

Le troubadour Cercamon, par le Dr Dejeanne, Paris-Toulouse.

U.-A. Canello, La vita e le opere del trovatore Arnaldo Daniello, Halle, 1883.

Bertran de Born a été édité plusieurs fois (éd. A. Stimming, 2e éd., 1892, éd. A. Thomas, Toulouse, 1888).

A. Kolsen, Giraut de Bornelh (tome I, fasc. 1, Halle, 1907).

Une édition de Bernard de Ventadour, par M. C. Appel, est en préparation. Une édition de Marcabrun par le Dr Dejeanne va paraître incessamment.

K. Bartsch, Die Lieder Peire Vidal's, Berlin, 1857.

Plusieurs éditions de troubadours ont été publiées dans la Bibliothèque méridionale (Toulouse); ce sont: Bertran de Born (éd. A. Thomas, cf. supra), Montanhagol (éd. Coulet); Bertran d'Alamanon (éd. Salverda de Grave); Elias de Barjols (éd. Stronski). D'autres ont été publiées dans la Romanisch Bibliotheke (Leipzig): Sordel (éd. de Lollis), Folquet de Romans (éd. Zenker), ou dans l'Altfranzösische Bibliothek (Heilbronn): N'At de Mons, éd. Bernhard. Cf. encore les éditions de Peire d'Alvergne, par R. Zenker (Erlangen, 1900), de Guillem Figueira, par E. Levy (Thèse de Berlin, 1880), de Peire Rogier, par C. Appel (Berlin, 1892), de Pons de Capduelh, par Napolski, etc.

D. Manuscrits.—Le travail capital sur les manuscrits des troubadours est celui de M. Grœber, Die Liedersammlungen der Troubadours, Strasbourg, 1877 (Romanische Studien, IX).

4. Histoire littéraire.—[Millot] Histoire littéraire des troubadours, 3 vol. Paris, 1774. (D'après les manuscrits de Sainte-Palaye).

F. Diez, Leben und Werke der Troubadours, 2e édition, revue par K. Bartsch, Leipzig, 1882. La 1re édition avait été traduite en français par de Roisin.

F. Diez, Die Poesie der Troubadours, 2e édition, revue par K. Bartsch, Leipzig, 1883.

C. Fauriel, Histoire de la poésie provençale, 3 vol. Paris, 1846. Ouvrage vieilli, mais contenant d'excellents chapitres sur la poésie «lyrique» des troubadours.

K. Bartsch, Grundriss zur Geschichte der provenzalischen Literatur, Elberfeld, 1872. La première partie (p. 1-95) contient un aperçu de l'histoire de la littérature provençale, des renseignements sur les manuscrits, sur les éditions, etc. La deuxième comprend la liste alphabétique des troubadours, avec l'indication du premier vers de chacune de leurs poésies lyriques. C'est d'après cette liste que se font ordinairement les citations dans les études littéraires: ainsi Gr., 101, 2, renvoie à la deuxième poésie lyrique (ordre alphabétique) de Bonifaci Calvo qui porte le numéro 101 dans le Grundriss de Bartsch. Une nouvelle édition de cet indispensable instrument de travail est en préparation et paraîtra sans doute bientôt.

C. Chabaneau, Les Biographies des Troubadours, Toulouse, 1885; fait partie de l'Histoire générale de Languedoc (tome X). A la suite des biographies vient une liste des troubadours contenant non seulement l'indication de leurs poésies lyriques, mais de leurs autres compositions, et d'abondantes et précieuses notes biographiques, renvois, rapprochements, etc.

A. Stimming, Provenzalische Litteratur, dans le Grundriss de Grœber, tome II, 2e partie.

A. Jeanroy, La poésie provençale du Moyen Age (Revue des Deux Mondes, 1899 et suiv.).

A. Restori, Letteratura provenzale, Milan, 1891 (Manuali Hœpli) Excellent petit manuel, traduit en français par A. Martel.

A. Jeanroy, Les Origines de la Poésie lyrique en France, 2e édition, Paris, 1904.

A. Pätzold, Die individuellen Eigenthümlichkeiten einiger hervorragender Trobadors im Minneliede, Marbourg, 1897 (Excellent par les innombrables citations qu'il renferme).

Ou peut citer encore les chapitres consacrés aux troubadours dans l'Esquisse historique de la littérature française au Moyen âge de Gaston Paris, dans les histoires de la littérature française de MM. Lintilhac et Lanson et dans la Geschichte der franzœsischen Litteratur de MM. Suchier et Birch-Hirschfeld.

M. V. Crescini, professeur à l'Université de Padoue, prépare une Histoire de la littérature provençale.

CHAPITRE PREMIER

CHAPITRE II

Voir pour tout ce chapitre les Biographies des Troubadours, par M. C. Chabaneau (Histoire générale de Languedoc, éd. Privat, tome X).

CHAPITRE III

Cf. en général, pour ce chapitre, Diez, Poesie der Troubadours, 2e édition.

Cf. encore A. Jeanroy, Dejeanne, P. Aubry: Quatre poésies de Marcabrun, troubadour gascon du XIIe siècle, texte, musique et traduction, Paris, 1904.

Les troubadours dont il nous reste le plus d'airs notés sont les suivants: Bernard de Ventadour, Folquet de Marseille, Gaucelm Faidit, Guiraut Riquier, Peire Vidal, Raimon de Miraval. Le plus grand nombre de ces mélodies (les deux tiers) se trouvent dans le manuscrit R (Bibl. nat.,f. fr., 22543).

Sur la question de savoir si les tensons appartiennent à des auteurs différents, cf. Diez, Poesie der Troubadours, p. 165. Pour les sujets des tensons cf. ibid., p. 169. Voici quelques autres exemples: quel est l'homme le plus amoureux, celui qui ne peut résister au désir de parler constamment de la dame qu'il aime ou celui qui y pense en silence? Un amoureux qui est heureux dans son amour doit-il préférer être l'amant ou le mari de sa dame?

CHAPITRE IV

La question a été reprise depuis par Diez (Ueber die Minnehöfe, Berlin, 1825), Pio Rajna (Le Corti d'Amore, Milan, 1890), V. Crescini (Per la questione delle Corti d'Amore, Padoue, 1891).

CHAPITRE V

CHAPITRE VI

CHAPITRE VII

16

Per ma vida gandir M'en anei en Ongria Al bon rei N' Aimeric On trobei bon abric. Raynouard, Ch., V, 342.

CHAPITRE VIII

CHAPITRE IX

Voir sur la poésie religieuse chez les troubadours un excellent article de M. Lowinsky, publié dans la Zeitschrift für französische Sprache und Litteratur, 1898, XX, p. 163 et suiv.

A propos de la place qu'occupe la Vierge dans l'art religieux du XIIIe siècle, voir E. Mâle, L'art religieux du XIIIe siècle en France, Paris, 1898, p. 308. «C'est un fait curieux qu'au XIIIe siècle la légende ou l'histoire de la Vierge soient sculptées aux portails de toutes nos cathédrales... Le XIIIe siècle est par excellence le siècle de la Vierge. Saint Dominique répand le Rosaire en son honneur. On récite tous les jours son office... Les ordres nouveaux, les Franciscains, les Dominicains, vrais chevaliers de la Vierge, répandent son culte dans le peuple.»

CHAPITRE X

Nous ne donnons pour ce chapitre qu'une bibliographie très sommaire. On trouvera l'essentiel dans la plupart des histoires de la littérature italienne. Cf. en particulier Gaspary, Storia della letteratura italiana, tradotta del tedesco dà N. Zingarelli, Turin, 1887, tome I.

A. Restori, Letteratura provenzale, p. 94 et suiv.

A. Thomas, Francesco da Barberino et la littérature provençale en Italie au Moyen âge, Paris, 1883.

Schultz, Die Lebensverhältnisse der italienischen Trobadors (Zeitschrift für rom. Phil., VII, 187).

A. Jeanroy, Les origines de la poésie lyrique en France, p. 223-273 (La poésie française en Italie).

Bartoli, I primi due secoli della letteratura italiana, Milan, 1880.

Gaspary, La scuola poetica siciliana del secolo XIII (traduction), Livourne, 1882.

Fauriel, Dante et les origines de la langue et de la littérature italiennes, tome I, leçons VII et VIII.

Paul Meyer, Influence des troubadours sur la poésie des peuples romans, Romania, V, 266. L'ouvrage de Baret sur le même sujet est vieilli.

Cf. enfin pour Dante et le XIVe siècle la grande histoire littéraire de l'Italie intitulée: Storia letteraria d'Italia, scritta di una societa di professori, Milan; tome III, Dante (par M. Zingarelli); tome V, Il Trecento (par G. Volpi).

26 Ibid.

Ce n'est pas le lieu d'insister ici sur le dolce stil nuovo et sur ses origines. On peut voir là-dessus les deux ou trois ouvrages suivants qui ont en partie renouvelé le sujet: K. Vossler, Die philosophischen Grundlagen zum «Süssen Neuen Stil» des Guido Guinicelli, Guido Cavalcanti, und Dante Alighieri, Heidelberg, 1904; Cesare de Lollis, Dolce stil nuovo e «noel dig de nova maestria», in Studj Medievali, I, p. 5-23; Paolo Savj-Lopez, Trovatori e Poeti (Biblioteca «Sandron» di Scienze et Lettere, nº 30). Le premier de ces auteurs est en désaccord sur plusieurs points essentiels avec les deux autres. Le fond de son travail—exposé d'ailleurs sous forme un peu trop didactique—est que la morale chrétienne et la philosophie scolastique ont été d'une importance capitale dans la transformation du vieux «style» en «style» nouveau. Les deux autres auteurs ont une tendance à rechercher chez les derniers troubadours les traces, les germes du nouveau «style»; il est certain que des troubadours comme Montanhagol, quand ils parlaient du «noel dig de nova maestria», sentaient qu'ils s'éloignaient des anciens modèles et le dernier troubadour Guiraut Riquier se rapproche beaucoup, par sa conception supraterrestre et mystique de l'amour, du «dolce stil nuovo». Aucun des deux ne paraît avoir été connu en Italie, mais il n'en est pas de même de Sordel dont la doctrine sur l'amour se rapproche tant de celle de Montanhagol.

A propos du «pardon des offenses», dont il est question à la fin de la chanson de Dante, M. Savj-Lopez rapproche de ces mots un passage semblable du dernier troubadour Guiraut Riquier; ce n'est là qu'une coïncidence, mais qui montre que l'évolution de la poésie provençale en décadence est sur certains points parallèle à celle de la lyrique italienne (Trovatori e Poeti, p. 66).

CHAPITRE XI

Voir en ce qui concerne l'Espagne le livre capital de Milà y Fontanals. De los trovadores en España: 1re édition, Barcelone, 1861; 2e édition, Barcelone, 1889 (Obras completas del doctor D. Manuel Milà y Fontanals, tomo segundo). Voici les quatre divisions de ce livre:

1º De la langue et de la poésie provençales. 2º Troubadours provençaux en Espagne. 3º Troubadours espagnols en langue provençale. 4º Influence provençale en Espagne.

N'At de Mons écrivit surtout des poésies religieuses; voir notre étude sur Guiraut Riquier, passim, et l'introduction à l'édition de N'At de Mons, par M. Bernhard (Altfranzösische Bibliothek, XI).

Sur toute cette période de la littérature portugaise voir surtout: R. Lang, Das Liederbuch des Königs Denis von Portugal, Halle, 1894. Le texte est précédé d'une excellente étude d'histoire littéraire.

W. Scherer, Geschichte der deutschen Litteratur, 2e édit., Berlin, 1884.

Kock et Vogt, Geschichte der deutschen Litteratur, 2e éd., Leipzig.

Textes: Des Minnesangs Frühling, Berlin, 1888: K. Pannier, Die Minnesänger, Gœrlitz, 1881.

A. Lüderitz, Die Liebestheorien der Provenzalen bei den Minnesingern der Stauferzeit, Berlin, 1902. (Autre édition plus complète dans les Literarhistorische Forschungen, Berlin, 1904.)

A. Jeanroy, Origines, p. 270-307.

Diez, après avoir établi une série de rapprochements entre la poésie lyrique provençale et celle des minnesinger, ajoute que cette ressemblance n'est pas due à l'imitation, mais qu'elle est due aux idées du temps et au caractère particulier de la poésie amoureuse. (Diez, Poesie der Troubadours, p. 240.) Cette raison n'est certainement pas suffisante, quoiqu'elle explique bien des choses.

Diez le premier, Bartsch ensuite ont relevé les imitations formelles qu'un minnesinger, Rodophe de Neufchâtel, a faites de Folquet de Marseille (et de Peire Vidal); Bartsch a signalé à son tour une imitation de Folquet de Marseille par le minnesinger Frédéric von Hausen (fin du XIIe siècle, comme Rodophe de Neufchâtel) et une imitation d'une forme strophique difficile de Bernard de Ventadour par le même Frédéric. Cf. Bartsch, Grundriss zur Geschichte der provenzalischen Literatur, § 30.

CHAPITRE XII

Voir pour tout ce chapitre J. Anglade, Le troubadour Guiraut Riquier, Paris, 1905. On y trouvera la bibliographie concernant les troubadours de la décadence.

Paolo Savj-Lopez, Trovatori e poeti, Milan, Palerme, Naples, [S. d.] [1907] (chap. II, L'ultimo trovatore).

Texte: Die Werke der Troubadours, herausgegeben von C.-A.-F. Mahn. Berlin, 1853. L'éditeur est le Dr Pfaff.

J.-B. Noulet et C. Chabaneau, Deux manuscrits provençaux du XIVe siècle. Montpellier-Paris, 1888.

Les Leys d'Amors ont été publiées dans les Monumens de la littérature romane..., par M. Gatien-Arnoult, Toulouse, 1841, 3 vol.

Ces trois volumes sont complétés par un quatrième intitulé: Monumens de la littérature romane..., par M. Gatien-Arnoult, seconde publication, Paris-Toulouse, s. d. [1849]. Ce volume, dont la publication est due au Dr Noulet, contient un grand nombre de pièces couronnées depuis les origines des Jeux Floraux jusqu'au XVe siècle.

Sur la légende de Clémence Isaure, cf. Chabaneau, Histoire générale de Languedoc, tome X, p. 177, note et Noulet: De Dame Clémence Isaure substituée à Notre-Dame la Vierge Marie comme patronne des Jeux littéraires de Toulouse, Mém. de l'Acad. nat. des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, 1852, série 4, tome II, p. 191. Cf. enfin la Grande Encyclopédie, article de M. Antoine Thomas.

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