Note 57 — LANCELOT DU LAC. (continued 3)
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Lionel fut armé des plus belles et des plus riches armes. Au service de la veille de Pentecôte, il parut en robe de soie merveilleusement ouvrée; et après le service, on dressa le manger, non pas dans les salles et dans les chambres, elles n'auraient pu jamais contenir une si grande assemblée, mais dans une suite de pavillons que le roi avait fait disposer le long de la rivière de Tamise. Les tables avaient une demi-lieue d'étendue. Après le festin qui fut des mieux fournis de hautes viandes, de vins et de cervoises, les convives allèrent s'ébattre les uns d'un côté, les autres d'un autre. Quatre renommés chevaliers de la Table ronde prirent le chemin de la forêt de Varannes. C'était messire Gauvain, messire Yvain de Galles, Lancelot et messire Galeschin duc de Clarence[57], fils du roi Tradelinan de Norgalles, frère de Dodinel le Sauvage, neveu par sa mère du roi Artus, enfin, cousin germain de mess. Gauvain. Il était assez court et épais de taille, mais hardi, vif et plein de merveilleuse prouesse. Galehaut étant en conversation avec le roi quand s'écartèrent ainsi nos quatre chevaliers, il n'avait pu les accompagner.