Note 54 — LANCELOT DU LAC. (continued 2)
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Comme ils en étaient là, on avertit Artus que la fausse reine à son tour voulait lui parler. En le voyant approcher entouré de ses hommes, elle fondit en larmes et cria merci; puis elle exposa la trahison à laquelle Bertolais l'avait entraînée. Tous s'émerveillaient de ce qu'un cœur de femme pouvait renfermer de malice et de perfidie[54]. Le roi demande au religieux ce qu'il convenait de faire des deux coupables. «Sire, il faut attendre que tous vos barons de Logres et de Carmelide soient réunis; il leur appartient connaître d'un si grand crime et d'en dresser le jugement.» Le roi trouva bon l'avis, et mess. Gauvain se hâta d'envoyer à la véritable reine un messager qui l'informât de ce qui venait d'arriver, et dut l'engager à revenir. «Jamais, lui mandait-il, reine n'aura été reçue à plus grand honneur que vous ne serez par le roi et par tous les barons et chevaliers.»