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Les Romans de la Table Ronde (4/ 5)

Note 48 — LANCELOT DU LAC. (continued 2)

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Mais les barons de Carmelide étaient allés se jeter aux pieds du roi: «Sire, nous avons eu tort de laisser engager le combat avant d'avoir fait jurer aux champions qu'ils défendaient une juste cause. Il conviendrait donc de leur demander en ce moment s'ils veulent faire serment, les uns que le jugement fut équitable, l'autre qu'il est entaché de félonie[48].» Le roi allait satisfaire à la réclamation des barons, quand Galehaut, qui ne démêlait pas bien encore de quel côté était la bonne cause, se hâta de faire sonner le cor. Le troisième combat commença. Le chevalier, nommé Guifrey de Lamballe[49] avait un grand renom de prouesse. Bien que les deux chevaux parussent de force égale, il crut qu'en obligeant Lancelot à combattre à pied, la victoire lui serait plus facile. Dès la première rencontre, il ouvrit le poitrail du cheval de Lancelot. Mais en fléchissant, Lancelot le saisit, le souleva, et le força de vuider également les arçons. Ils tirèrent alors en même temps l'épée, frappèrent sur les heaumes comme sur enclume. Les mailles détachées volent çà et là; le sang vermeil jaillit et rougit le haubert: les meilleurs coups sont pourtant donnés par Lancelot, et ceux-là mêmes qui connaissaient le mieux la prouesse de Guifrey ne doutent pas de sa défaite.

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