Note 44 — LANCELOT DU LAC. (continued 2)
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Après la sentence des juges, le roi demanda ce qu'on devait faire à l'égard de celle qui l'avait si longtemps abusé. Galehaut, devinant la pensée du roi, fut d'avis de remettre à la Pentecôte une aussi grave décision; attendu qu'une telle supercherie ne pouvait être punie à la hâte. Il parlait ainsi pour demeurer dans le parti des conseillers du roi; en effet, le roi parut lui en savoir bon gré et consentit au délai proposé. En attendant, il confia à mess. Gauvain la garde de la reine, à la condition de se représenter avec elle à la Pentecôte: «N'y manquez pas, beau neveu, lui dit-il encore, si vous voulez conserver mon amour.—Sire, répondit Gauvain, ce n'est pas la première fois que la reine est menacée de vous perdre.» Il disait cela pour rappeler comment elle avait été, le jour même de son mariage, sur le point d'être enlevée par les parents de la fausse Genièvre[44].