Note 77 — LANCELOT DU LAC. (continued 4)
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«Maintenant, demoiselle à l'épée, me direz-vous quels sont les deux prud'hommes dont vous m'avez parlé?—Il est aisé de voir, répond-elle, que vous êtes l'un des deux; pour l'autre, c'est le vainqueur des assemblées du roi Artus et du prince Galehaut: je ne sais quel est son nom. Quant à l'épée que je tenais suspendue à mon cou, votre frère Agravain m'avait chargé de vous la porter à la cour du roi; j'y allais quand vous m'avez rencontrée.» Messire Gauvain ayant pris l'épée: «Si les lettres, dit-il, qu'on lit sur la lame[77] ne donnent pas le change, elle serait destinée à quelque bachelier de haute espérance. Maintenant, elle est des meilleures, mais elle doit perdre de jour en jour quelque chose de sa vertu, tandis que le chevalier qui la portera doit croître en prouesse dans la même proportion.—Personne, dit la demoiselle, ne saurait mieux en disposer que vous.—Au moins, reprend messire Gauvain, je sais à quel bachelier elle pourra convenir.» Il entendait le jeune Hector qu'il avait vu chez la dame de Roestoc; l'épée lui fut en effet portée à quelques jours de là, par un chevalier que messire Gauvain allait combattre au carrefour des Sept-Voies et recevoir à merci.