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Les Romans de la Table Ronde (3 / 5)

Note 48 — LANCELOT DU LAC. (continued 3)

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Le conte le laisse ici dans sa geôle pour nous ramener au roi Artus, qui vient d'être averti par le message d'une dame de ses vassales[48] que Galehaut, le fils de la Géante, le prince des Îles étranges, se préparait à passer outre avec une armée de cent mille fer-vêtus. «Dites à la dame qui vous envoie, répondit le roi, que je partirai cette nuit ou demain au plus tard. À Dieu ne plaise que j'attende un seul jour, quand on ose mettre le pied sur nos terres!» Et sans écouter les remontrances de ses chevaliers, il partit de grand matin avec environ sept mille hommes d'armes. Que pouvait un si faible nombre devant l'armée de Galehaut? Cependant, grâce aux merveilleuses prouesses de messire Gauvain, le Roi des cent chevaliers fut obligé de céder le terrain à plusieurs reprises; mais, le prince Galehaut, qui dédaignait de combattre en personne un ennemi si faiblement soutenu, contraignit enfin les Bretons à sonner la retraite. Il y eut devant les deux camps un furieux combat; Gauvain, couvert de blessures, arrêta les ennemis devant les premiers retranchements: mais à peine les assaillants se furent-ils retirés que lui-même tomba sanglant, inanimé, et le bruit de sa mort se répandit dans l'armée. Rien ne peut exprimer la douleur qu'en ressentirent la reine et tous ceux qui tenaient à l'honneur du roi.

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