Note 37 — LANCELOT DU LAC. (continued 2)
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«—Je n'ai maintenant, dit le roi, aucune raison de séjourner ici plus longtemps.—Comment! sire,» lui dit vivement la première demoiselle du Lac, «pouvez-vous partir sans avoir le secret des aventures de ce château?—Je ne vois pas, fait le roi, le moyen de les apprendre; mais si je connaissais celui de vous délivrer, je ne me laisserais arrêter par aucun danger. Dites ce qu'il faudrait faire pour cela.—Sire, je ne puis être délivrée que par le chevalier que vous avez laissé partir.—Mais, fit alors messire Gauvain, vous le connaissez donc?—Assurément.—Ainsi, vous pouvez nous apprendre qui il est?—J'ai promis de le taire; je pourrai seulement vous aider à le découvrir.—Moi, je jure de ne m'arrêter qu'après l'avoir trouvé[37].» Ce vœu fut peu agréable au roi; car, avant de s'éloigner, Gauvain lui avait rappelé que le prince Galehaut, fils de la Géante et prince des Îles étranges, s'était promis d'obliger bientôt les barons bretons et leur roi lui-même à le reconnaître pour suzerain[38], et qu'il n'y avait pas de temps à perdre pour tenter de l'arrêter sur les marches du Galore. «Ah! beau neveu, dit le roi, comment songez-vous à nous quitter?—Sire, je l'ai juré; et vous devez autant que moi désirer de connaître le nouveau seigneur de céans. Je ne tarderai pas sans doute à vous satisfaire.» Cela dit, ils se séparèrent; le roi fort inquiet d'un départ qui pouvait le priver de son meilleur chevalier dans la guerre qu'il allait soutenir.