Note 7 — LIVRE V LES OPINIONS ET LES CROYANCES INDIVIDUELLES
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« Voici, écrit le Petit Temps du 26 mars 1911, à quelles mesures draconiennes le gouvernement dut recourir : la grève et même l’excitation à la grève sous quelque forme que ce fût furent déclarées non plus délits, mais crimes passibles d’une amende de 2,500 francs et par-dessus le marché, de travaux forcés pour un an. La police reçut le droit de pénétrer partout où elle soupçonnait des conciliabules en faveur d’une grève criminelle ; elle put saisir tous les documents qui paraissaient la concerner, moyen facile de désorganiser les caisses de grève en s’emparant des comptes de leurs trésoriers ; on alla jusqu’à menacer d’impliquer dans les poursuites quiconque se risquait à souscrire un secours en faveur des familles de grévistes ; en quelques jours les agitateurs furent maîtrisés et les plus enragés d’entre eux en prison. »