Note A — LA GARDE DU POIGNARD.
Reading edition
Note A:
(retour)
M. de la Villemarqué, dans son excellent et curieux ouvrage:
Chants populaires de la Bretagne
, déjà souvent cité par nous, dit à propos des
Dûs
ou
petits hommes génies
:
«Ils sont noirs, hideux, velus et trapus; leurs mains sont armées de griffes, ils portent toujours sur eux une bourse de cuir, qu'on dit pleine d'or; la nuit ils dansent en chantant une ronde dont le refrain primitif était lundi, mardi, mercredi, auquel ils ont ajouté par la suite jeudi et vendredi; mais ils se sont bien gardés d'aller jusqu'au samedi et jusqu'au dimanche, jour de la messe; malheur au voyageur qui passe: il est entraîné dans le cercle et doit danser jusqu'à ce que mort s'en suive... Les Bretons supposent les Dûs faux monnoyeurs et très-habiles forgerons. C'est au fond de leurs grottes de pierre qu'ils cachent leurs invisibles ateliers.» (Introd., p. XLIX.)