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Les mystères du peuple, Tome III

Note B — LA GARDE DU POIGNARD.

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Note B:

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«Victorin, l'enfant adoptif des camps, avait grandi au milieu des armes, sous les yeux de sa mère Victoria, qui ne l'avait point quitté, et qui n'avait eu dès lors pour résidence que les garnisons où vivait son fils; on ne peut expliquer autrement les longues relations de cette femme avec les armées, sa présence continuelle dans les camps; le respect inspiré par son dévouement maternel avait établi entre elle et le soldat une de ces sympathies, un de ces liens durables si forts, dont les annales militaires et tous les peuples, fournissent d'étonnants exemples.» (A. Thierry,

Hist. de la Gaule

, v. II, p. 374.)

Il semblerait que Victorin dût à cette éducation particulière un développement qui ne le fut pas moins. Les éloges que lui donne un historien contemporain (Trébellius Pollion) sont tellement magnifiques, qu'en faisant à l'exagération une large part, Victorin resterait encore un homme très-éminent. Mais au dire de ce même historien, qui le juge avec tant de faveur, un grand vice balance dans Victorin ces rares qualités: il avait puisé dans la licence de la vie militaire des habitudes de débauche et de grossière galanterie qu'il ne savait pas maîtriser, qui soulevèrent enfin contre lui la haine de l'armée et le conduisirent à sa perte. (Tréb. Poll. Trig. Tyr., 187, ap. A. Th.)

La dernière partie du règne de Victorin présente les traces de plus en plus marquées de l'influence politique de sa mère. (Ib.)

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