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Le songe d'une nuit d'été

Note (retour) — ACTE PREMIER

François Guizot translation

ÉGÉE.—Je viens, le coeur plein d'angoisses, me plaindre de mon enfant, de ma fille Hermia.—Avancez, Démétrius.—Mon noble prince, ce jeune homme a mon consentement pour l'épouser.—Avancez, Lysandre. Et celui-ci, mon gracieux duc, a ensorcelé le coeur de mon enfant. C'est toi, c'est toi, Lysandre, qui lui as donné des vers et qui as échangé avec ma fille des gages d'amour. Tu as, à la clarté de la lune, chanté sous sa fenêtre, avec une voix trompeuse, des vers d'un amour trompeur: tu as surpris son imagination avec des bracelets de tes cheveux, avec des bagues, des bijoux, des hochets, des colifichets, des bouquets, des friandises, messagers d'un ascendant puissant sur la tendre jeunesse! Tu as dérobé avec adresse le coeur de ma fille, et changé l'obéissance qu'elle doit à son père en un âpre entêtement. Ainsi, gracieux duc, dans le cas où elle oserait refuser ici devant Votre Altesse de consentir à épouser Démétrius, je réclame l'ancien privilége d'Athènes. Comme elle est à moi, je puis disposer d'elle; et ce sera pour la livrer à ce jeune homme ou à la mort, en vertu de notre loi3, qui a prévu expressément ce cas.

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